La vérité si je mens 3

Publié le par Les critiques à la Maud

La vérité si je mens 3Critique: Je crois qu'on peut mesurer la qualité de ces 3 opus de "La vérité si je mens" à l'intensité du "Yalla" lancé par Patrick Abitbol (Gilbert Melki) dans chacun des aéroports... Et Yvan (Bruno Solo) de rajouter pour celui-là: "Comment il est moisi son Yalla!".

Le numéro 3 est donc raté. On ne peut pas être totalement déçus de ce film si on fait partie des fans de la première heure, mais sincèrement ce n'est pas brillant. Les expressions qui ont fait date sont toujours là, mais je n'en retiens aucune nouvelle. L'univers juif tant caricaturé et humoristique s'est envolé. Le groupe de potes si soudé n'apparaît plus aussi fusionnel. Le côté business et argent s'est terni. On n'y croit plus, tout simplement.

De transposer les affaires du textile à Aubervilliers puis en Chine, d'adapter les dialogues à cela, les cultures, les repas et les traditions auraient pu tourner à la folie, à la démesure et au fou rire... En fait, il ne se passe pas grand chose. Les situations sont déjà vues, les gags prévisibles, les entourloupes annoncées... même la séance de karaoké à Shanghaï n'est pas drôle !

Les comédiens n'ont pas forcément pris trop de bouteille et les années qui se sont écoulées ne sont, ma foi, pas dérangeantes. C'est juste la sauce qui ne prend pas. On attend les dernières bourdes de Serge (José Garcia)... mais cela finit par nous fatiguer. On attend la "sagesse" et le côté "professionnel" de Patrick... mais en fait il est plus occupé avec ses histoires de coeur qui ne lui ressemblent pas. On se réjouit de retrouver Dove (Vincent Elbaz, remplacé dans le 2 par Gad Elmaleh)... pour s'apercevoir qu'il est devenu presque trop raisonnable. Eddie est trop "classique". Yvan trop effacé. Quant aux femmes, elles sont quasiment absentes, alors que dans cette religion elles ont une part belle. Les 2 premiers volets insistaient lourdement là-dessus. Ici, oubliez les séances de hammam ! Le personnage le plus réussi, pour moi, cinéphile et intermittente, est le caméraman responsable du making-off de l'anniversaire des parents de Serge interprété par Max Boublil: l'éternelle amorce qui donne du relief au cadre ou encore le fondu de la mère sur le buffet de saumon, mémorable !

Alors voilà mes conseils Thomas Gilou: soit tu t'arrêtes là, tu en fais ton deuil et tu passes à autre chose; soit tu te décarcasses pour le numéro 4 (parce que je pense que ça te trotte dans la tête... Dove n'étant toujours pas casé et il le fait remarquer à la toute fin!) parce que tu sais que tous les fans iront de nouveau, que tu as gros à jouer et qu'il y a certainement encore énormément à écrire dessus.


On y va: La vérité ? Parce qu'on adore et qu'on n'y peut rien

On regrette: que le générique ne soit pas aussi "bling-bling" et kitsch que dans le 1 et le 2


Résumé: Eddie, Yvan, Dove, Serge et Patrick arriveront-ils à concurrencer l'essor des chinois, à déjouer les pièges de certains envieux et à gagner encore plus d'argent ?

Réalisateur: Thomas Gilou

Casting: Richard Anconina, José Garcia, Gilbert Melki, Bruno Solo, Vincent Elbaz

Publié dans Films

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